La Calotte

 

Origine de la Calotte


La calotte date du XIXe siècle. Elle trouve son origine dans la guerre scolaire. Les étudiants de Louvain voulaient se distinguer en adoptant un couvre-chef particulier. C’est la calotte qui fut adoptée. Traditionnellement, on associe l’apparition de la calotte à la Société Générale Bruxelloise des Etudiants Catholiques et à son fondateur en 1895, Edmond Carton de Wiart (futur Premier Ministre par ailleurs…). Cette association regroupait surtout des étudiants bruxellois de Louvain, mais aussi des étudiants catholiques de Bruxelles (ICHEC, ECAM…). Elle a disparu en 1953.

Dès l’origine, la calotte se veut le symbole de trois valeurs essentielles: académisme, catholicisme, patriotisme. C’est à cause de cet aspect patriotique que la calotte n’a connu qu’un demi-succès. Pour le mouvement flamand qui naissait à Louvain, la calotte était perçue comme un couvre-chef de francophones. C’est pour cela que la plupart des étudiants néerlandophones ne la portèrent pas. Il existe néanmoins des étudiants flamands qui portent la calotte, mais ceux-ci sont généralement francophones (fransquillons).

Avec la scission de l’Université de Louvain, la calotte a quasi-disparu pendant les années ’70. Elle est heureusement réapparut dans les années ’80. Aujourd’hui, la calotte est surtout portée à Louvain-la-Neuve (UCL). Mais on la porte aussi à Bruxelles (St-Louis, ECAM, ICHEC) et à Namur (FUNDP).

On relèvera encore quelques cas plus particuliers. La calotte est encore portée à Louvain par certaines associations qui continuent à se sentir plus « belges » que « flamandes »: le Koninklijke Oost- en Westvlaamse Katholiekestudentenkring (Vla-Vla) et le Koninklijke Mechelse Katholiekestudentenkring (la Malinoise). Ces associations sont surtout composées de francophones de Flandre.

La calotte est aussi portée dans les universités d’Etat. A Liège, il porte une calotte à fond vert. La calotte peut être passé dans trois ordre ! Le Torè (branche folklorique de l’union) ainsi que l’OGS et depuis 2007, l’OQR. Tous réunis autour du cercle de l’Emeraude qui est le garant de notre folklore et qui se charge d’auditionner les nouveaux impétrants.

L’insigne qui se superpose au niveau du croisillon n’est pas forcément un Toré dorée sur fond de sinople. Les calottes à liège se passe par le cercle de l’Emeraude mais via un Ordre. Cet insigne correspond à l’Ordre d’origine. En l’occurrence, il y a 4 insignes possible :
– Torè d’or sur fond de sinople : Dignitaire de l’Ordre du Torè étant au moins Chevalier.
– Couronne d’or sur fond de sinople : Dignitaire de l’Ordre du Torè étant écuyer
– Couronne d’or sur fond papal : Dignitaire de l’Ordre du Grand Séminaire
– Rose Croix sur fond de sinople : Dignitaire de l’Ordre de la Questure Raymaldienne.

Le croisillon ne se porte pas devant mais au dessus de l’oeil gauche afin de révéler les étoiles de face (hommage à la penne). les étoiles sont à 6 branches(généralement des étoiles d’officier) et se portent dans le sens inverse. Elles se lisent donc du ruban liégeois au croisillon.

A Gand, il existe une association, la Société Générale des Etudiants Catholiques de Gand (dite Gé gantoise ou encore Gé catholique), aujourd’hui la plus vieille association calotine de Belgique depuis 1879, porte une calotte à fond blanc. Elle aussi est surtout composée de francophones. Depuis quelques années existe aussi une association néerlandophone à Namur. Beaucoup d’étudiants de Namur sont en effet des Flamands venus apprendre le Français. Ils ont leur propre association, la BRABO.

La symbolique de la Calotte

La calotte est avant tout le symbole d’une adhésion à un ensemble de valeurs telles que: L’OUVERTURE vers l’extérieur, la CAMARADERIE, la TOLÉRANCE et le RESPECT de l’autre et des TRADITIONS et du FOLKLORE.

– Étant caractéristique des écoles et universités catholiques (sauf exceptions), on lui attribue également une symbolique chrétienne (plus théorique que pratique).

– De par les insignes qui s’y retrouvent, elle permet de connaître globalement la provenance, le parcours estudiantin et le mode de vie de celui qui la porte, ainsi que ses attaches particulières avec un cercle ou une régionale.

– Le port de la calotte, par la participation aux coronas (passages de calottes) qu’il sous-tend, montre un esprit de camaraderie et l’attrait d’une certaine ambiance estudiantine décontractée mais respectueuse des traditions.

Concrètement c’est quoi une Calotte et c’est pour qui ?

La calotte est une toque cylindrique, dont le calot est de velours et la couronne d’astrakan (fourrure d’agneau mort-né) ou de peau de léopard (pour les étudiants né en Afrique). Elle est portée par les étudiants ou anciens étudiants des universités et établissements d’enseignement supérieurs catholiques belges (essentiellement francophones actuellement). Je vous invite du reste à lire attentivement la suite de cet exposé et surtout comment lire une Calotte plus bas.

Comment avoir sa Calotte ?

Au départ simple couvre-chef que l’on portait par un simple choix personnel, la calotte est maintenant décernée par les pairs de l’impétrant, au cours de réunions appelées «interview» et «corona». La première étape est l’ «interview». Là, les Calottés de la régionale examinent les connaissances folkloriques et les motivations du futur calotté. Cette partie est loin d’être festive et bibitive pour l’impétrant. En effet en plus d’être sapé comme pour un examen (tenue de ville obligatoire), l’impétrant est cuisiné à toutes les sauces par les anciens qui ne manqueront certainement pas de dire « Moi de mon temps…» et de poser des questions que seuls eux comprennent…

Une fois l’ «interview» finie les « examinateurs » d ’un soir se voient confier la lourde tâche de voter. Si l’épreuve est passé avec fruit, l’impétrant à le droit de passer son dépucelage proprement dit. Le dépucelage est en fait une «corona» où les anciens vérifies dans une joyeuse ambiance de houblons les connaissances des chants, des formules latines ainsi que de l’investissement de «puceau » au travers de guindailles et de missions ! S’en suit une «contre» expertise (le soir même de la corona) appelée «contre interview» car ne dit-on pas : «In vino veritas ».

A l’issue de cette séance l’impétrant reconnu digne de rentrer dans l’assemblée des étudiants calottés voit sa calotte « dépucelée » ( la doublure intérieure est percée d’un trou à la cigarette par tous les calottés présents ou a tout le moins par le président de la séance) et peut prendre place parmi ses camarades. Le déroulement des corona répond à un « rituel » qui est globalement constant d’une association d’étudiant à l’autre. Seuls les détails et exigences quant aux qualités de l’impétrants varient selon les régionales, cercles et les sites.

Le port de la calotte.

La calotte se porte toujours sur la tête sauf :

  • devant le Roi.
  • dans un lieu consacré.
  • en signe de deuil (pendue autour du cou).
  • lorsqu’on porte la tenue de soirée (accrochée à l’épaule droite).

On se découvre en outre :

  • lors des chants sacrés (sur le cœur).
  • lors des prises de paroles en corona (en main ou sur la table).
  • lorsqu’on quitte momentanément une corona (elle est alors sur le verre, couleurs orientées vers le grand-maître).

 

La calotte n’est pas seulement le couvre-chef d’un groupe, celui des étudiants catholiques ou inscrits dans une université catholique. Elle est aussi une sorte de carte de visite de l’étudiant qui la porte. Elle décrit sa personnalité et son parcours académique.

Au cours des années, les symboles figurant sur la calotte se sont considérablement accrus. Son code sémantique s’en est enrichi, bien sûr, mais la lecture d’une calotte en est aussi devenue plus difficile. Lors de la lecture, un certain ordre logique est généralement respecté. On commence par le haut.

La sémantique du calot

Le calot est ornementé d’un noeud hongrois, auquel certains assignent diverses significations :

– les quatre points cardinaux ;
– deux symboles de l’infini croisés ;
– les quatre éléments (eau, terre, feu et air) ;
– les « quatre piliers » de la calotte (camaraderietolérancerespect et traditions) ;

Il est peut-être plus à considérer comme un élément de décoration (qui ornait déjà notamment la toque des hussards de la même république, puis après les képis des officiers de police français).

 

La signification de la couleur du calot

La couleur du calot dépend du lieu où l’on passe sa calotte. Elle sera ainsi :

– Lie-de-vin à Leuven, puis Louvain-la-Neuve suite à la séparation ;
– Par extension, Bruxelles, Namur, Charleroi, Mons et Tournai ont adopté par après le calot lie-de-vin ;
– Les étudiants bruxellois portaient jadis un calot noir ;
– Blanc à Gand, lequel, avec l’astrakan noir, produit les couleurs de la ville, la cité des comtes;
– Vert émeraude à Liège, comme le drapeau offert, en 1860, par le Roi Léopold Ieraux étudiants liégeois.

 

La couronne

Sous le calot se trouve la couronne, faite en imitation astrakan qui remplace une fourrure dekarakul âgé de quelques jours.

La couronne est cependant en peau de léopard si le propriétaire est né et a vécu en Afrique. Signalons ici simplement l’Ordre – très rigide – de la « Banane radieuse ».

 

Le croisillon

On y trouve deux rubans s’entrecroisant. D’une part, une bande correspondant aux couleurs nationales : noir-jaune-rouge. Elle descend diagonalement de la droite vers la gauche. La seconde bande descendant de la gauche vers la droite, est propre à l’université voire la haute école dans laquelle l’étudiant a passé sa calotte. Les différentes bandes rencontrées sont :

– à LeuvenLouvain-la-NeuveWoluwé-Saint-Lambert : azur sur argent, couleurs de l’Alma Mater, la « mère nourricière », l’UCL ;

– à Gand : argent et sable, couleurs de la cité des comtes ;

– à Namur : gueule et sable, couleurs de la province de Namur ;

– à Bruxelles : gueule et sinople, couleurs de la ville de Bruxelles ;

– à Liège : un ruban or et gueule, couleurs de la ville de Liège, est disposé à 10 cm à gauche du ruban national. Ce dernier est croisé avec un ruban facultaire.
Un insigne distinctif du lieu de passage est superposé au croisement des deux rubans :

– à l’UCL : un ruban or sur argent, couleurs du Vatican, réunit la croisée des deux rubans, l’UCL ayant été reconnue par une Bulle papale du pape Martin V en 1425 ;

– à Namur : on place une couronne dorée, suite à l’admission des facultés libres – par arrêté royal – au lendemain de la Révolution de 1830 ;
– à Liège : la croisée est réunie par un ruban sinople surmonté d’un Torè doré ;
– à Mons : il s’agit du singe du grand-garde de l’hôtel de ville sur la Grand-Place.

 

La bande facultaire

À l’opposé du croisillon se trouve la bande facultaire. Celle-ci est aux couleurs de la faculté à laquelle appartient l’étudiant – excepté à Liège et à Gand. On place sur cette bande le « caducée », insigne correspondant à la faculté. Dans certaines facultés un choix de spécialité est à faire lors des licences. L’insigne correspondant à cette faculté sera alors placé sur la bande, sous l’insigne facultaire.

Si l’étudiant change de faculté en cours de cycle, il superposera sa nouvelle bande facultaire sur l’ancienne, à sa droite, et en la recouvrant sur un tiers de sa largeur.

Par contre, s’il a fini son cycle, et s’inscrit dans une nouvelle faculté – ou s’il effectue des études dans deux facultés différentes simultanément, il placera sa nouvelle bande juste à droite de la première, sans la chevaucher. Les caducées se placeront au milieu des deux bandes si les deux études sont menées de front, ou sur chaque bande correspondante si le nouveau cycle est commencé alors que le premier est terminé.

 

Les  » Quatre Quadrants « 

On sépare généralement la couronne en quatre parties.

La partie avant droite
Sur la partie avant droite – en regardant le croisillon face à soi – on placera les lettres correpsondant à l’université dans laquelle l’étudiant passe sa calotte (UCL, FNDP…). Sous celles-ci se placent les lettres correspondant au cercle, à la régionale ou encore à l’ordre où l’étudiant la passe (BINCHE, CI, LUX, CESEC, KMKS…). S’il a passé ses lettres à plusieurs endroits, l’ordre chronologique de passage se lit à partir du croisillon.

La partie avant gauche
Sur la partie avant gauche se placent les étoiles. L’ordre chronologique se lit également en partant du croisillon – donc de la droite vers la gauche. Les étoiles sont soit dorées, soit argentées. Une étoile dorée correspond à une première inscription dans une année d’étude, tandis qu’une argentée correspond à une deuxième inscription à cette même année.

En cas d’inscription dans une nouvelle faculté, on place un morceau de ruban aux couleurs de la nouvelle faculté sous l’étoile correspondant à la première inscription dans cette faculté. Pour être complet, ajoutons que si l’étudiant effectue deux années d’étude simultanément (ou en cas de cumul), il placera les deux étoiles de façon superposée (avec de même un morceau de ruban sous l’étoile s’il s’agit de deux facultés différentes). Une palme après une étoile signifie simplement que l’étudiant a terminé et est diplômé.

La partie arrière droite
Sur la partie arrière droite, on place les insignes officiels – insignes d’ordre, de cercle, de régionale, ou encore les insignes décernés – ainsi que la génération de passage de la calotte qui se place contre la bande facultaire. Si suite à un vol ou une perte, l’étudiant repasse à nouveau sa calotte, il pourra indiquer l’année des deux (voire plus) passages de calotte.

La partie arrière gauche
Sur la partie arrière gauche se trouve la partie plus officieuse. On y met divers insignes propres à chacun, à ses amitiés, souvenirs de guindailles, pin’s personnels, etc.

Le jardin secret
– À titre informatif – À l’intérieur de la calotte se trouve le jardin secret – ensemble d’insignes personnels, généralement à connotation sexuelle, tradition peu commune à Louvain, mais plus répandue à Namur. Il est interdit d’y regarder sous peine de sanctions…

Les couleurs

– À titre informatif – Lorsqu’on décrit les blasons, couleurs de villes, d’universités, de Régionales…

on utilise généralement les noms héraldiques correspondant à ces couleurs. On utilisera ainsi les termes suivants :

Or

Jaune : richesse, foi, sagesse, constance

Argent

Blanc : pureté, innocence, virginité

Azur

Bleu : majesté, beauté, déni de la vérité

Gueule – sang

Rouge : courage, hardiesse

Sinople

Vert : espérance, abondance

Sable – deuil

Noir : science, force, modestie, franchise

Pourpre

Violet : dignité, puissance, souveraineté

 

Insignes facultaires

Seuls les insignes indiqués en gras doivent être connus. Les autres sont indiqués à titre informatif.
/!\ De nouvelles combinaisons sont possibles suite à l’instauration de programmes d’études « hybrides » (sciences biomédicales [SBIM], langues et littératures ancienne et moderne [LAFR], langues et littératures modernes [ROGE])

Études Bande facultaire Insigne
Agronomie Vert foncé gros grain Charrue
Architecture
(Saint-Luc)
Vert Compas
Arts &
diffusion
Carreaux
blancs et noirs
Assistance sociale Rose velours Noeud de magicien
Beaux-Arts Bleu satin Palette de peintre
Brasserie Vert velours
(formation spécialisée)
Vert gros grain
(option brasserie en agro)
Alambic et fourquet
Criminologie Lie-de-vin
gros grain
Balance et glaive
Dentisterie Rouge velours Caducée de médecine
et molaire
Droit Lie-de-vin
gros grain
Balance
ECAM
(ingénieur industriel)
Mauve gros grain
à bande centrale noire
Bobine éclair
École normale Bleu satin Caducée
psycho-pédagogie
Éducation physique Rouge velours
(maîtrise)
Rouge gros grain
(1 cycle de bac)
Anneaux olympiques
Ergothérapie Rouge gros grain Anneaux olympiques avec caducée de médecine
Soins infirmiers Rose velours Lampe d’apothicaire
Maîtrise
en informatique
Vert clair satin Arobase ou
microprocesseur

Kinésithérapie Rouge velours
(maîtrise)
Rouge gros grain
(1 cycle de bac)
Anneaux olympiques avec caducée de médecine
Médecine Rouge velours Caducée de médecine
Pharmacie Vert foncé velours Caducée de pharmacie
Philosophie et lettres Gris gros grain Soleil figuré(+ spécialisation)
Archéologie et
Histoire de l’art
Gris gros grain Pic et plume
Langues et littératures classiques Gris gros grain Athéna casquée
Langues et littératures germaniques Gris gros grain Aigle germanique
Histoire Gris gros grain Casque de Périclès
Langues et littératures
romanes
Gris gros grain Plume
Philosophie Blanc gros grain Athéna casquée
Psychologie Bleu satin Caducée de psycho-pédagogie
ou psi
Sciences exactes Mauve gros grain (selon la spécialisation)
Biologie Mauve gros grain Symboles sexuels
Chimie Mauve velours Cornue
Géographie Mauve gros grain Mappemonde
Géologie Mauve gros grain Pioches entrecroisées
Mathématiques Mauve gros grain Flambeaux entrecroisés
Physique Mauve gros grain Bobine
Sciences appliquées Bleu gros grain Ingénieur civil(+ spécialisation)
Architecture Bleu gros grain Équerre et compas
Chimie Bleu gros grain Cornue
Électricité Bleu gros grain Éclair
Électro-mécanique Bleu gros grain Éclair et boulon
Génie civil Bleu gros grain Compas et marteau
Informatique appliquée Bleu gros grain Arobase ou
microprocesseur
Science des matériaux Bleu gros grain Microscope
Mathématiques appliquées Bleu gros grain Flambeaux entrecroisés
Mécanique Bleu gros grain Boulon
Sciences économiques, politiques et sociales Jaune gros grain Couronne de laurier
Ingénieur de gestion Orange gros grain Caducée du commerce
Sciences religieusesThéologie Blanc gros grain Calice
TraductionInterprétariat Bleu velours Sphinx
Vétérinaire Bleu velours Caducée de vétérinaire
ou tête de cheval

 

Les régionales : couleurs et insignes

– À titre informatif – Chaque Régionale possède ses propres couleurs et bien souvent un ou plusieurs insignes la caractérisant :

Anvers

Ath

Gouyasse
Binche Gille, blason
Bruges
Brabant wallon Djan-djan casqué, blason
Bruxelles Saint Michel, Manneken-Pis, blason
Charleroi Châssis à molette,
lampe de mineur, blason
Région du Centre Tête de louve, blason
Chimay Tête de loup, glaive, blason
Enghien Titjes
Eumavia Monogramme de l’Eumavia Lovaniensis
Gand
Grand-Duché de Luxembourg Blason de l’État
Liège Perron, Torè, blason
Province de Luxembourg Hure, blason
Malines
Mons Singe du Grand-Garde,
Doudou, blason
Mouscron Hurlu
Namur Caracole, blason
Tournai Tour, blason

 

Autres insignes

Abeille (donné) Travail assidu dans une corporation estudiantine
Ancre Amour de la navigation, de la mer
Âne Blessé en guindaille
Appareil photo Délégué Photos, amour de la photographie
Arobase Délégué Internet
Auto Conduit en état déconseillé
Bacchus Roi des bleus (doré) – Vice-roi des bleus (doré retourné ou argenté)
Sur fond bleu : roi des bleus
Sur fond jaune : roi des rois
Sur fond rouge : roi des vieux
Surmonté d’une couronne : empereur
Bouffon Bouffon (titulaire de ce poste)
Bouteille de chianti Souvent bourré
Bouteille de vin Amour de la dive bouteille
Bouteille de champagne Coma éthylique prouvé
Buffle Buffalo
Cadenas (donné) Soumis
Carotte Surpris en train de faire l’amour (jardin secret)
Cartes à jouer Amour du jeu
Casque romain Humanités latines (hors latin-grec)
Cerf Ardeur sexuelle
Chaînette Fiancé (argentée) – Marié (dorée)
Chameau Coeur à prendre (à l’endroit) ou pris (à l’envers)
Chauve-souris Nuit blanche pour motif estudiantin
Chope Délégué Bar, amour de la bière
Chouette Vie nocturne
Clés croisées Trésorier
Clé de sol Musicien
Cochon Baptisé (renversé)
Président de baptême (avec couronne)
Cocotte Brosseur pour cause de guindaille
Coq Wallon, Comitard Fédé
Cor de chasse Grand chasseur de femmes devant l’éternel
Couronne Président (dorée)
Vice-Président (argentée)
Grand-Maître (argentée sur fond rouge)
Président de baptême (argentée sur fond bleu)
Crabe Lenteur dans les études
Croix scoute Scout
Dauphin Amour de la nature
Joueur
Éléphant Humour lourd
Épée ou sabre Fin baiseur (jardin secret)
Épi de blé (donné) Radin
Epsilon Humanités en math fortes
Étoile Paiement d’un minerval pour une année d’études non entièrement prestée (dorée) ou déjà prestée (argentée)
Fer à cheval Superstitieux
Feuille de vigne Perte de virginité masculine (jardin secret)
Flèche Éjaculateur précoce (jardin secret)
Fleur de lys Royaliste ou scout
Gazelle Rapide à l’à-fond
Girafe Grande gueule
Glaive Censeur de corona attitré
Grappe de raisin Amour du vin
Grenouille Comitard
Hibou Noctambule
Koala (donné) S’endort fréquemment en corona
Lampe d’aladin Humanités gréco-latines
Lapin Qui change de lit tous les soirs
Lion Patriote ou Flamand
Livres Amour de la littérature
Locomotive Humour déplacé, pénible
Lyre Musicien
Mains serrées Mains de l’amitié
Navet Surpris pratiquant la sodomie (jardin secret)
Nounours Gros dormeur
Palette Amour la peinture
Palme Diplômé
Palmier Glandeur
Papillon Volage
Pendu Marié
Perroquet Pinailleur
Phi Humanités en sciences fortes
Pigeon Pigeon
Plume Secrétaire
Poireau Est sorti avec un thon
Poule Fille chaude (à l’endroit) ou froide (à l’envers).
Presse d’imprimeur Délégué Journal
Rat Pique-assiette
Rose Perte de virginité féminine
Sabot Délégué Culture
Singe Farceur
Sou troué Nuit passé au poste pour motif estudiantin
Sphinx Polyglotte (+ 1 étoile par langue maîtrisée)
Squelette Amour de l’anatomie
Tambour Délégué Clash
Téléphone Délégué Relations extérieures
Tête de cheval Amour de l’équitation
Tête de mort Seconde session intégrale
Tortue Lent
Trèfle 4 feuilles Chanceux
Trèfle 3 feuilles Malchanceux
Trèfle 4 feuilles Chanceux
Zéro Bourré avant minuit

 

Les règles et formules de bases de corona.

 

Une seule personne peut parler à la fois.

Pour demander la parole au praeses :  » Praeses, peto verbum ». Sa réponse sera soit « Habes » ( accordé ) , soit « Non habes ( refusé ) ».

La personne ayant reçu la parole se lève alors, se découvre et commence par dire « Ergo habeo« (donc je l’ai).

Une fin de parole se termine par « dixi« .

 

Le censeur peut exiger d’un participant des à-fonds soit de punition ( le puni avant de s’exécuter dit : « Paenitet me pecasse sive pecavisse » ), soit de récompense ( le récompensé avant de s’exécuter dit ; « Gaudeo quod non pecavi et illum poculum merui » ).

 

Pour quitter sa place et aller au toilette : « Prases, rogo tempus pissandi personalis » ?

 

En cas de retard : «  decet me castigare propter moram  »

 

Pour demander une impotence ( pour ne pas boire ) :

Rogo impotentiam minorem – minim
Rogo impotentiam maiorem – majeur
Rogo impotentiam plenam – total

 

Les chants et les prises de parole  » se respectent ».Les membres de la corona qui n’ont pas la parole doivent se taire et écouter !

Il est interdit de se lever, quitter sa place ou revenir s’asseoir pendant ces moments.

Un participant ne boit jamais seul, il suffit de soulever sa calotte en direction d’un autre participant qui lui répond.

 

Lexique

Bibitive : corona sans impétrant.

Guindaille : texte ou chanson (éventuellement connue, dont les paroles ont été détournées pour en faire une chanson paillarde) présenté à l’assemblée par un impétrant ou un membre de la corona.

Impétrant : candidat au passage de calotte.

Impotence : se demande au début d’une corona. Elle permet à celui qui la demande de ne boire qu’une quantité d’alcool restreinte. Elles sont généralement demandées si le membre de la corona conduit ou est sous médicaments.

Pute / Maquerelle : personne servant d’intermédiaire entre les impétrants et le président lors de la corona. C’est aussi elle qui décide des afonds de récompense et de pénitence à infliger aux impétrants.

Parrain / marraine de corona : personne qui est chargée de guider son/sa filleul(e) pendant la préparation de sa corona et qui lui reprendra maximum trois afonds pendant la corona en cas de besoin.

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