Historique du Bitu

C’est en 1998 que l’idée germa chez quelques passionnés de chant à l’Ordre Académique de Sainte Barbe (ASBO) – confrérie d’étudiants ingénieurs civils de l’Université catholique de Louvain, à Louvain-la-Neuve, Belgique – de sortir un recueil de chants, non pas un simple recueil à usage interne, mais bien un digne successeur du Petit Bitu de 1980 et du Petit Bitu II de 1995, chansonniers alors d’usage parmi les étudiants calottins. Par « digne » il était entendu :

  • contenant des chants supplémentaires, dont ceux des associations d’écoles et de facultés universitaire de tradition catholique francophones en Belgique ;
  • réservant une section à des chants plus récents, connus pour leur valeur humoristique ;
  • incluant des commentaires plus précis sur l’origine, l’histoire et la manière de chanter les chants ;
  • indiquant les différentes versions des chants ;
  • présentant des illustrations soignées et des partitions ;
  • n’ayant pas de but lucratif.

Le projet végéta hélas pendant de longs mois… Parmi les iniateurs du projet, il y en avait un plus féru que les autres : Thomas Quinet. N’étant plus student mais ayant néanmoins toujours la flamme, Thomas reprit le projet en juin 2000 et remotiva les troupes pour le mener à terme. Il résidait alors à Varsovie, où des raisons professionnelles l’avaient emmené. Travaillant d’arrache-pied à la recherche de chants et de partitions dans des recueils plus anciens d’origines diverses, il accomplit ce premier travail énorme de collecter les chants qui allaient constituer l’ouvrage.

En novembre 2000, Thomas recut la visite de quelques camarades de l’ASBO. Parmi ceux-ci, Hugues Haubruge et Sébastien Krukcomprirent la nécessité d’apporter leur aide à Thomas dans la réalisation de ce projet, qui commenca à les passionner également. Ils se fixèrent février 2001 comme date de sortie du chansonnier sur les sites estudiantins, échéance courte mais nécessaire en raison de la rupture de stock du Petit Bitu II et de rumeurs annoncant la sortie proche d’autres chansonniers. Hugues travailla principalement sur la mise en page et la couverture, l’inclusion d’illustrations et de partitions, et la foule d’incidents techniques rencontrés. Frédéric Donckelsle rejoignit bien vite dans cette tâche et permit de finaliser la couverture. Sébastien se chargea de la rédaction des commentaires expliquant l’origine et l’histoire des chants sur base d’un travail préalable de recherche et de compilation dans d’autres chansonniers estudiantins, dans des ouvrages traitant des chansons populaires et dans divers sites web ; il réalisa aussi quelques calligraphies illlustratives. Ces quatres « mousquetaires » constituèrent ainsi le « noyau dur » du projet. Le titre du chansonnier fut prétexte a des pinailles savoureuses et l’accord fut fait sur « Bitu Magnifique », faisant référence au titre « magnifique » accordé au recteur de l’Université catholique de Louvain et renouant avec l’appellation du chansonnier du même nom datant des années 60. Arnaud Goblet etStéphane Adriaensen travaillèrent sur les partitions. Denis Vanpotelberghe dessina les planches illustratives. Après bien des nuits courtes, le Bitu Magnifique put enfin partir chez l’imprimeur ; c’était juste avant Noël.

Une autre tâche avait débuté entretemps : la promotion de l’ouvrage et le financement de celle-ci. Appel fut fait à tous les membres de l’ASBO pour trouver des points de ventes et des sponsors afin de financer les affiches, la cérémonie de lancement et les différentes actions de publicité envisagées. Christian CanartAntoine BietlotJean-Francois Willaume et Pierre Ramaekers furent des artisans de valeur dans ce domaine. Bruno Rihoux se chargea de collecter les prêts des membres vétérans de l’ASBO visant à financer la première édition. L’équipe du Bitu Magnifique grossissait ainsi, attirant les passions. Beaucoup d’autres furent précieux pour leurs conseils et leurs secours ponctuels. Il est toutefois une seule personne à remercier une fois de plus, celle qui a encadré ce projet de bout en bout et en a communiqué la passion à ses frères : Thomas.

La réalisation de ce site web témoigne de notre volonté de faire vivre le Bitu Magnifique aussi longtemps que possible, avant que d’autres prennent le relais dans cette volonté de « perpétuer la tradition ».

 

Source : bitu.org.

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